Photo prise le vendredi matin
31 octobre à 11HR00
( i.e. la journée avant le départ de la Transat Jacques Vabre)

RÉTROSPECTIVE SUR LA RÉCUPÉRATION DU VOILIER «Ciment St-Laurent Océan» (3)


qu'ont vécus le skipper Georges Leblanc et son co-skipper Marc Nadeau

 sur le voilier «Ciment St-Laurent Océan»  

depuis le départ du port Le Havre

 

 

 

Georges est de retour à l’aéroport de Québec le 4 novembre et dès son arrivée, il est informé que son voilier le Ciment St-Laurent Océan a été repéré à la dérive sur la Manche. 

 

Les jours suivants, la récupération du voilier n’a pas été possible comme prévu; car la température est mauvaise et on a perdu sa trace.  À quelques reprises on a recours à des hélicoptères afin de le localiser et malgré cela il est introuvable…

 

Le 7 novembre vers 10hr00 un cargo le localise et en début d’après-midi un chalutier de 18 mètres est dirigé dans la zone concernée afin de le remorquer, en début de soirée son équipage le retrouve et il est remorqué la coque à l’envers avec son mât et sa voilure qui traînent en dessous encore retenu par les haubans et les cordages; le temps presse, les conditions météo se détériorent.

 

Le 8 novembre, le voilier encore à l’envers est ainsi amarré en attente dans le port de Cherbourg.

 

Le 10 novembre au matin, à l’aide d’une grue le voilier est monté sur un quai du CMN (chantier mécanique de Normandie).  Les gens du chantier le sangle afin d’éviter que la coque de celui-ci ne puisse être poussée par le vent et causer  ainsi des dommages aux embarcations situées à proximité; comme par exemple, il serait dramatique  qu’un débris appartenant au Ciment St-Laurent Océan tombe sur le pont du voilier de course de 45 mètres Mari-Cha IV amarré à ce même quai.

Donc le 17 novembre Georges traverse à nouveau en France et dès le 19 nov. il se dirige à Cherbourg avec son ami Norbert afin d’aller constater l’état du voilier ; sur le bout du quai, la coque a été déposé tant bien que mal et tout à côté le gréement, les voiles, les cordages, les filières, la bôme et les bouts de mât forment un amoncellement entièrement tortillé où il est impossible de récupérer quoi que ce soit...

La coque et le pont du voilier portent des traces de plusieurs cargos qui l’ont sûrement heurté; les bris à la coque et au pont témoignent des violents accrochages et des nombreux coups qui ont été portés par ces géants d’acier.

Le spectacle est désolant, déprimant, désarmant…

 

Après 2 jours de travail, il est enfin possible de transporter la coque au chantier JMV (spécialisé dans la construction de voiliers de course haute technologie).

 

Le vendredi midi 21 novembre, la coque est déposée sur le site du chantier, sur un ber, voilà une bonne chose de faite...

 

Un temps de réflexion est nécessaire, d’après les spécialistes la coque est récupérable et lorsque les estimations pour effectuer les réparations seront établies; il sera enfin possible de prendre les bonnes décisions concernant celle-ci.

 

Finalement le 24 novembre en après-midi;  une fois de plus Georges est de retour à l’aéroport de Québec.

À SUIVRE…

 

Pendant la course, les communications écrites et verbales du skipper Georges Leblanc étaient transmises* à l'aide d'un téléphone Iridium.

 

* CELLUBOUTIQUE et CELLUNIVERS en collaboration avec INFOSAT sont depuis plusieurs années les spécialistes en communications cellulaires et satellites qui équipent et supportent Georges Leblanc, le skipper du voilier Open 60 "CIMENT ST-LAURENT Océan".

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