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18 mai 2004
Vendredi dernier le 14 mai un grande étape était franchit
lorsque le voilier Ciment Saint-Laurent était tiré hors de
l'usine, la température de la journée était superbe et très
chaude tout comme l'ambiance qui y régnait... La tâche
était de taille et a nécessité d'importants préparatifs car
la coque ne pouvait passer dans l'encadrement de la grande
porte qu'avec un faible dégagement dans tous les sens; sa
partie haute frôlait le cadre supérieur. Le ber qui
supportait notre voilier était traîné sur le gravier de la
cour jusqu'à ce que l'arrière de celui-ci ne distance le mur
de l'usine de quelques mètres.
Aussitôt et instinctivement le groupe de manoeuvres que nous
sommes s'empressait de s'éloigner jusqu'en bordure du
terrain afin de contempler pour la première fois le Ciment
Saint-Laurent; il est beau et ses lignes de coursier
océanique laissent deviner de belles et grandes navigations.
En
après-midi, l'étape suivante consistait à installer
temporairement le mât afin de vérifier si l'ensemble
correspond bien à l'ajustement qui permettra de supporte
celui-ci. À l'aide de la grue du chantier le mât était
planté sur sa base et à notre plus grande satisfaction tous
les ridoirs, haubanages et les étais s'ajustaient avec
précision. Voilà deux opérations importantes qui
encouragent fortement l'équipage et qui laissent entrevoir
la fin du suspens et le début des entraînements de l'Équipe
de course.
La
possibilité d'une mise à l'eau à seulement trois kilomètres
du chantier nous sourit et semble possible, un parcours où
seulement quelques fils de téléphonie devraient être
soulevés a été tracé. Même que samedi en après-midi,
avec un plaisancier qui a bien voulu mettre à ma disposition
son embarcation, j'arpentais le fleuve Saint-Laurent à
proximité de Repentigny afin de vérifier si la
profondeur des lieux acceptait la quille de notre coursier
qui a un tyran d'eau de plus de dix pieds.
Encore, le suspens continu, car le dossier du transport du
voilier et de sa mise à l'eau attend encore son dénouement.
Nous espérons que les eaux du fleuve conserveront leur
niveau printanier pour encore quelques jours, sinon la
première option qui était une mise à l'eau au port de
Montréal restera la seule et très coûteuse solution .
Oui !
Voilà un suspense dont l'on se passerait volontiers ...
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Date: 13
mai 2004
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Tous les
membres de notre "Équipe de course", ainsi que tous ceux
qui nous assistent dans la construction de notre voilier de
course Open 45 sont impatients de voir flotter cette unité
qui sera le résultat de milliers d'heures de labeur.
Certes que nous avons quelques jours de retard sur la
prévision établie concernant sa mise à l'eau; cependant il
est tout a fait important que les dernières étapes de la
préparation soient effectuées avec beaucoup de soins, et ce
afin que l'ensemble des nombreux équipements de notre
coursier nous assurent la fiabilité à tout point de vue.
Évidemment
que la logistique du transport et de la mise à
l'eau implique bien des intervenants et cela ne simplifie en
rien cette étape tant attendue. Cette dernière semaine
au chantier sera très active et dès vendredi matin le 14 mai
tout sera bien préparé afin que le transporteur achemine le
voilier "Ciment Saint-Laurent" en direction du port où sa
quille trempera pour la première fois dans l'eau douce
du fleuve Saint-Laurent.
À suivre...
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Date: 21
avril 2004
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En
date du 18 avril le bilan sur l'évolution de la
construction du voilier Ciment St-Laurent est assez positif.
Le dossier très important de la peinture de la carène et
du pont tire à sa fin; vendredi le 16 avril, les
peintres Pierre et Éric du chantier Atlantix terminaient
les peintures antidérapantes du cockpit et du pont.
Stéphane
travaille toujours à installer les nombreux filages et
équipements électriques et électroniques du bord,.
Tandis
que toute l'équipe s'affaire aux derniers travaux de la
construction, qui à cette étape-ci consiste principalement
à installer les équipements et toutes les pièces
fabriquées spécifiquement pour ce voilier.
Voici
quelques unes des opérations entreprises il y a quelques
jours et qui seront terminées d'ici quelques jours :
-- la
construction d'un ber
-- l'installation du bulbe en plomb
-- la peinture antisalissure
-- la cuisson des safrans et leur mise en place
-- la mise en place du pilote automatique
-- la mise en place des équipements électroniques
-- l'installation des batteries
-- terminer la plomberie
-- terminer la motorisation
-- installer l'hélice
-- installer la table à carte
-- installer les planchers
-- installer l'accastillage
-- préparer le mât
-- préparer les cordages
-- faire fabriquer les sacs et les toiles des couchettes
-- etc...
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Date: 4
avril 2004
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Après
une laborieuse journée de travail au voilier il fait bon
s'asseoir et contempler tout le boulot qui reste à abattre.
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Les
ameublements intérieurs sont fixés et procureront un
certain confort à l'équipage.
La
construction avance à grand pas et il le faut bien car
aujourd'hui c'est déjà le 3 avril. Les opérations
à effectuer sont tellement nombreuses que la cédule est
constamment rajustée afin d'arriver à temps pour la mise
à l'eau qui est toujours prévue pour la fin avril.
Vendredi le
2 avril à 9hr00 le voilier était enfin retourné à
l'endroit et les dernières couches d'apprêts étaient
appliquées sous la carène. |
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Samedi
le 3 avril, le perçage des cloisons du cockpit et de
la centrale de navigation pour l'installation des équipements
électroniques et la fixation de ceux-ci s'effectuaient,
pendant que d'autres s'affairaient à la fabrication de
plusieurs autres pièces et moules .....
Tous les
travailleurs étaient avisés qu'ils devaient avoir une
attention particulière pour la coquille et le pont
nouvellement peints afin de laisser les surfaces durcir . |
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Yves
et Georges, posaient devant la coque le 24 janvier 2004.
Il faut dire que depuis ce temps la construction a bien
avancé.
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Date: 13
mars 2004
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En
observant la construction intérieur, ce qui retient
premièrement l'attention c'est vraiment les nombreuses pièces
qui forment la structure de notre voilier; ce que l'on
pourrait qualifier de squelette.
À
cet ensemble minutieusement assemblé sont fixées les
nombreuses tôles d'aluminium qui forment la peau
de la coque.
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Les
tôles d'aluminium sont d'un alliage très spécial afin
de procurer, rigidité, solidité et légèreté.
La
section que voici est la soute à voile qui se situe dans
la partie avant la plus rapprochée de l'étrave; i.e.
entre les deux cloisons étanches obligatoires.
La construction doit être conforme aux nombreux règlements
qui préconisent la sécurité des voiliers de course au
large à la voile.
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Les
cloisons étanches sont fabriquées de matériaux
composites; elles sont moulées à partir de
tissus en fibres de kevlar laminées à l'aide d'époxis sur
des panneaux de mousse très denses . Ces séparations
sont boulonnées à la structure à des endroits précis
et les ouvertures seront fermées par des portes très légères
construites à partir des mêmes composantes.
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Date: 23
février 2004
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Évidemment
que la cédule d’exécution de la construction du nouveau
voilier Ciment St-Laurent 2
regroupe de nombreuses opérations;
plusieurs d’entres elles s’exécutent en parallèle,
i.e. la plomberie, l’électricité, l’électronique, la
soudure, l’installation de l’ameublement, la finition
intérieure, etc.
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Et
il y en a d’autres tel que l’installation de la quille
et le peinturage du pont et de la carène
qui s’étalent sur une plus grande période et qui
obligent une coordination constante.
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La
construction du voilier s’effectue dans une usine, bien à
l’abri des intempéries, présentement la coque est
suspendue par des palans à chaînes qui permettent de manœuvrer
celle-ci sans trop de difficultés.
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C’est
quand même une grosse coque à retourner à l’envers,
l’opération nécessite quelques heures de travail.
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De chaque côté
du voilier en sa partie médiane, sont construit des réservoirs
à même la coque ; il s'agit de réservoirs de ballast qui
seront remplis de plusieurs centaines de gallons d'eau de
mer afin de diminuer l'angle de gîte du voilier de dix degrés
au maximum, quand cela est nécessaire.
Il y a
aussi à tribord un réservoir pour le carburant diésel et
à bâbord un réservoir pour l'eau douce.
Tous ces réservoirs
sont maintenant tester afin de s'assurer de leur étanchéité.
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L'ouvrage de
la construction du bout-dehors qui a été intégré
à l'étrave a aussi été réalisé en aluminium, ce
qui assure solidité, légèreté en plus d'être très esthétique;
à l'extrémité de celui-ci sera fixé le point d'amure des
spinnakers asymétriques.
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À
propos de la fiche
technique... |