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Enfin partis !

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23 juillet 2012

Enfins partis !

Le matin du départ d’une course, c’est fou comme tout me paraît irréel, c’est peut-être une libération car si l’on se prépare depuis si longtemps c’est pour aller naviguer et non pour se la couler douce sur les quais et les bancs des bars du port.

Cette nuit, j’ai dû travailler car j’avais des tâches importantes à terminer et j’ai empiété sur mon temps de sommeil. Ça me rappelle la navigation en solitaire où je devais souvent me contenter de petits 20 minutes lorsque possible. L’important est que nous partions ce matin et que tout l’équipage a bien hâte. Les quais sont encore bondés, les gens nous encouragent et finalement nous ramassons notre barda et quittons le ponton en direction du sas de l’écluse. Les gens sont entassés pour voir passer les coursiers. Il est à peine 9h00 et le vent souffle du secteur ouest. Ça augure bien, les conditions devraient être meilleures que ce que nos avons connu en 2008.

Le départ des classes 40 est donné à 11h20 et pour nous, de la classe Open, le signal du départ comme prévu, est à 11h35.

Notre classe Open comprend trois trimarans et un Open 50, tous des voiliers différents. Le jeu de la devinette commence. Est-ce que nous prendrons notre départ du côté sud ou du côté nord? Voilà la question que plusieurs doivent se poser. Nous sommes 5 voiliers à parcourir la ligne de départ, un peu comme si on tournait en rond sans savoir où aller. Le décompte commence sur la radio VHF. Je laisse la responsabilité du chrono à Walter tandis que je barre et que Sébastien synchronise les manœuvres au cockpit. Toute l’équipe se met à manoeuvrer, chaque geste est important. Nous sommes tous unanimes sur la question. Il ne s’agit surtout pas de passer la ligne avant que le signal ne se fasse entendre car si c’était le cas, nous devrions rebrousser chemin et reprendre notre départ. Celui-ci s’est effectué avec quelques secondes de retard et le spi en a mis tout autant à se déployer.

Tout au long de l’après-midi, le vent varie en force et en direction. Bien que nous soyons partis un quart d’heure plus tard, le Océan Phénix réussit à rejoindre le peloton et l’humeur est à son meilleur jusqu’au moment où nous faisons un virement par vent arrière (empannage) un peu trop rapide et que la bastaque n’étant pas relâchée, celle-ci retient la grand-voile, ce qui fait que le voilier accélère et le spinnaker léger se sectionne et part à la volée en tête de mât. La voile aura besoin d’une importante réparation avant d’être à nouveau réutilisable. L’important est que la sécurité de l’équipage n’a été aucunement compromise si ce n’est que Michel a goûté à l’eau salée qui a léché le pont. Malheureusement, les manoeuvres pour récupérer les lambeaux de voile nous ont causé un important retard. De plus, le passage de la traverse Saint-Roch peu profond et étroit nous oblige à respecter le balisage, contrairement aux concurrents qui ayant une quille moins profonde peuvent se permettre de faire du rase-cailloux.

Nous verrons ce que la nuit nous réserve, c’est à suivre…

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