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Skipper Georges êtes-vous prêt ?

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21 juillet 2012

Skipper Georges êtes-vous prêt ?

Depuis samedi le 14 juillet le site de la Transat Québec Saint-Malo accueille le grand public. Les gens déambulent sur les passerelles et sur le parapet du quai surplombant la vingtaine de voiliers inscrits à la course; ils sont davantage intrigués par tout ce qui se passe à bord du Océan Phénix.

Il est intéressant de voir autant de voiliers rassemblés dans cette portion du port où habituellement les promeneurs observent à loisir les luxueux méga-yachts, synonyme d’opulence. Mais, pour cinq jours encore, ce sont les coursiers en attente du départ de la course qui piquent leur curiosité. Les coques décorées des couleurs de leurs partenaires, entassées les unes contre les autres, les mâts pointant vers le ciel font rêver  les jeunes et les moins jeunes; ils s’imaginent l’aventure qu’ils aimeraient vivre et la hantise qui attire les équipages vers le large. Plus près de l’écluse, ce qui les attirent tel un aimant, c’est le plus grand mât, celui du Océan Phénix et sa longue coque noire zébrée de bandes bleues. C’est aussi l’agitation qui règne à son bord, sur son pont, tout ce brouhaha qui ne cesse de les étonner et de les captiver un long moment.

Les équipiers s’affairent comme des abeilles dans une ruche, ils vont et viennent les bras chargés, les uns installent encore des cordages, vérifient les dernières voiles à embarquer dans la soute avant, ou alors l’action se déroule au cockpit où se font entendre les grincements des winches, les gémissements des cordages et les efforts des deux équipiers Philippe et Michel qui moulinent et suent à grosses gouttes afin de hisser Sébastien tout en haut du mât.  Puis, tous les regards se portent instinctivement vers la tête du mât, il ne reste que deux mètres avant qu’il n’y soit pour vérifier l’anémomètre et le gréement. Même si je suis au courant de ce qui se passe à l’extérieur, je tiens à voir comment ça se déroule et je m’empresse de les rejoindre sur le pont. Dès que je me pointe le nez dehors, sans tarder, les gens me lancent la question d’usage.

Skipper Georges, êtes-vous prêt ?

Je m’approche d’eux et en blaguant je réponds : Dès qu’ils l’auront redescendu. Pas encore, mais nous le serons à temps.

Voilà la question que j’entends au moins une centaine de fois par jour, et ce depuis une dizaine de jours. À chaque occasion où je dois parcourir le site de la Transat, aller au PC course ou tout bonnement jaser et serrer des mains, j’ai droit au "Skipper Georges, êtes-vous prêt ?" Ça me fait bien rigoler. Je prends cela comme un encouragement et j’ai bien hâte de pouvoir leur répondre : Oui, nous sommes fin prêts.

Et pour cela, je dois retourner aider mes autres équipiers qui bossent à l’intérieur. Il y a Marc qui est concentré sur l’ordinateur qui pose problème, Walter qui fixe la radio VHF Europe, So qui range l’avitaillement, Pierre qui réinstalle l’alternateur sur le groupe électrogène baptisé Pamela et Martin qui range les douze habits de survie sous le lit central. Je me plais à comparer mon Océan Phénix à une usine, tant l’activité y est toujours intense; pour quelques jours encore, il en sera ainsi. Sur le www.georgesleblanc.com nous écrirons bientôt : "Oui ! Nous sommes prêts".

Continuez à me questionner, à me faire entendre la phrase magique à laquelle mon équipage a bien hâte que je réponde par un oui. Venez et revenez visiter le site de la Transat, nous apprécions l’ambiance que vous créez autour de nos voiliers. Ne perdez pas de temps, nous partons dans moins de cinq jours.
L’équipage du Océan Phénix aura tout préparé pour la grande aventure…

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Georges Leblanc à la barre du Océan Phénix